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L'océan attaque : qui sera ...
 

L'océan attaque : qui sera sous l'eau au XXIème siècle ?

24 Oct 2014
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Quelles villes seront les premières à être submergées si le niveau de l'océan mondial s'élève d'un mètre à la fin du XXIème siècle ? Saint-Pétersbourg, la péninsule de Iamal, l'Allemagne du Nord, les Pays-Bas, les deltas du Nil et du Gange, prédit un chercheur, titulaire de la chaire d'océanologie de la faculté de géographie de l'Université de Moscou. Les régions du globe dont les surfaces terrestres sont très peu élevées entrent également dans une zone dangereuse.

 

Dans l’autre hypothèse, si l'océan mondial montait d'un mètre et demi, pratiquement tout le Bangladesh (selon les calculs, 17 millions de victimes) serait inondé. La Floride et les Maldives se retrouveraient dans une zone à haut risque. Aujourd’hui, l’océan ne cesse de grandir car son niveau s’élève de 2-3 millimètres par an. Il y a deux raisons principales à cela : la fonte des glaciers et la dilatation thermique. La dilatation thermique est l’expansion de l’eau suite au réchauffement climatique (selon des lois physiques, la taille d’un corps augmente avec la chaleur).

Au cours des 60 dernières années, selon les océanologues, les vagues de tempête, "les vagues tueuses", gagnent en hauteur. Par conséquent, leur potentiel destructeur croît, surtout dans l'Atlantique Nord et dans le Pacifique Nord. Depuis le début du XXIème siècle, les "vagues tueuses" ont augmenté de 10-12 centimètres. La hauteur maximale enregistrée, jusqu'à présent, des vagues de tempête, est de 34 mètres. Or, une vague de 20 mètres est déjà extrêmement dangereuse, par exemple, pour les bateaux et les plateformes pétrolières. Les interactions extrêmes entre l'atmosphère et l'océan, les tsunamis, les typhons et les tempêtes, sont les plus effroyables de par le nombre de victimes. Une vague de tsunami de 10 mètres de haut est bien plus dangereuse qu'une vague de tempête de 20 mètres.

En faisant des parallèles historiques pessimistes, les océanologues se remémorent les civilisations englouties. Ainsi, le tsunami provoqué par l'éruption du Santorin, en Crète, a détruit l'antique civilisation minoenne. Quant aux typhons, on se souvient de Katrina, en automne 2005, qui a ravagé la Nouvelle-Orléans. Les tempêtes dans les embouchures sont aussi catastrophiques. Au Bangladesh, en 1970, ce phénomène a tué 300.000 personnes. Or, aujourd'hui, les tempêtes sont de plus en plus fréquentes, même en Arctique, en raison de l'expansion de la surface ouverte de l'océan. Les glaces côtières fondent, disent les océanologues, et les côtes reculent de 10-15 centimètres par an. La nature continuera à se venger de l’homme malgré les mesures de protection construites contre les phénomènes climatiques. Le système climatique de l'océan est inertiel, et étant donné que les rejets importants de CO2 continuent de réchauffer l'atmosphère (au cours des 100 dernières années, la température moyenne sur Terre a augmenté de 0,76°C), l'expansion de l'eau se poursuit. Par conséquent, le niveau de l'océan mondial poursuivra sa croissance. Les conclusions des scientifiques sont unanimes.

Il est temps pour l'humanité de s'adapter aux nouvelles réalités et de construire des installations de protection pour se prémunir contre les "attaques" de l'océan.