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Rapport du GIEC : « Les changements climatiques pourraient avoir des incidences irréversibles et dangereuses, mais il existe des options pour en limiter les effets »

05 Nov 2014
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Nombre des changements constatés depuis les années 50 sont sans précédent depuis des dizaines d’années, voire des millénaires ». D’après M. Thomas Stocker, coprésident du Groupe de travail I du GIEC, « Selon notre évaluation, l’atmosphère et les océans se sont réchauffés, la quantité de neige et de glace a diminué, le niveau de la mer s’est élevé et la concentration de dioxyde de carbone a augmenté jusqu’à un niveau sans précédent depuis 800 000 ans.

 

La Synthèse du Cinquième Rapport du Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat (GIEC), présentée au Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki Moon, le 2 novembre 2014, est sans appel : « Si on ne les maîtrise pas, les changements climatiques vont accroître le risque de conséquences graves, généralisées et irréversibles pour l’être humain et les écosystèmes ». Avec des mots inhabituellement graves, ce sont plus de 800 auteurs principaux représentant plus de 80 pays qui ont évalué plus de 30 000 documents depuis 2013, pour en faire une Synthèse, axée sur 3 volets majeurs.
Tout d’abord, il s’agit de rappeler et confirmer l’influence de l’Homme sur le Climat, influence qui ne fait que s’accroître. Ensuite, l’urgence est clairement posée, dans la mesure où seules des actions décisives pourront enrayer les conséquences dramatiques que nous avons engendrées. Enfin, il existe heureusement des alternatives à ce scénario catastrophe, mais encore faut-il avoir le courage et la volonté de mettre en place les changements nécessaires. En définitive, si les faits évoqués dans cette Synthèse ne sont pas nouveaux, ils confirment l’urgence de la situation et soulignent la responsabilité des Etats. Ce Rapport servira donc de base importante aux futures négociations sur le Climat (puisque la prochaine Conférence Internationale aura lieu en Pologne mi novembre).

La Synthèse du GIEC en résumé :

  • les pays moins développés, les collectivités les plus en difficultés, les personnes marginalisées, seront encore plus vulnérables au changement climatique, du fait de leur capacité plus limitée d’y faire face
  • c’est donc une question d’équité et de justice, posée par le changement climatique, à laquelle nous devrons répondre
  • l’adaptation n’est plus une option depuis longtemps, nous ne pouvons que limiter nos dégâts par la réaction, c’est-à-dire par la diminution significative des émissions de gaz à effet de serre
  • il existe des moyens pour maintenir le réchauffement à seulement 2°C, mais repousser l’échéance jusqu’à 2030 (comme l’ont prévu les Etats) posera d’importants problèmes techniques, économiques, sociaux et institutionnels
  • ce qui manque est donc la volonté politique (et plus celle-ci tardera, plus les mesures coûteront cher)
Pour que nous ayons une bonne chance de rester au-dessous de 2 °C à un prix gérable, nos émissions, sur le plan mondial, devraient diminuer de 40 à 70 % entre 2010 et 2050, et tomber à zéro ou moins d’ici 2100. Nous avons cette possibilité, et le choix nous incombe.

Espérons donc que d’ici à décembre 2015 (à savoir le Sommet de Paris, où les Etats sont sensés se réunir pour adopter le premier instrument juridique contraignant en matière d’environnement), l’urgence de la situation ait été mesurée et que les Etats soient prêts à prendre leurs responsabilités. Ensuite, encore faudra-t-il que les Etats s’accordent sur un équilibre fragile pour répartir les efforts (entre les pays émergents, les vieux pays industriels ou les petits Etats insulaires par exemple) et venir en aide aux pays les plus vulnérables en orientant leur développement et leur économie en ce sens. Un an de réflexion risque de ne pas être de trop pour cette lourde tâche qui marquera un tournant dans l’Histoire de l’Humanité …

Pour plus d’informations, voir ici un extrait du Rapport