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L'impact environnemental du gaspillage alimentaire : 1,3 milliard de tonnes de nourriture par an

05 Jan 2015
Categorie: Cartons rouges
Tag: PHP

 

 

Le gaspillage effarant de 1,3 milliard de tonnes de nourriture chaque année n'est pas juste un immense gâchis et une lourde perte économique, c'est aussi un grave préjudice pour les ressources naturelles dont l'humanité dépend pour se nourrir, indique un nouveau rapport de la FAO paru le 13 septembre.

 

Pertes et gaspillages alimentaires : définitions

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), "les pertes alimentaires sont la réduction involontaire de nourriture disponible pour la consommation humaine. Elles sont le résultat de chaînes d'approvisionnement inefficaces, de mauvaises infrastructures et logistique, d'un manque de technologie, de compétences, de connaissances et de capacités de gestion. Elles interviennent essentiellement aux stades de la production- après récolte et transformation, par exemple lorsque la nourriture n'est pas récoltée, ou qu'elle est jetée parce qu'elle a été endommagée durant la transformation, le stockage et le transport."

Le gaspillage alimentaire se réfère aux aliments parfaitement comestibles jetés intentionnellement, principalement par les commerçants et les consommateurs.

Ainsi, les pertes alimentaires ont lieu essentiellement durant les phases de production - récolte, transport et stockage - tandis que les gaspillages alimentaires sont habituellement liés au stade de la commercialisation et de la consommation.

1,3 milliard de tonnes de nourriture comestible perdue

Un tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes (soit 186 kg / an / hab), est perdu ou gaspillé !

Des études récentes commanditées par la FAO ont estimé la quantité des pertes et gaspillages alimentaires annuels au niveau mondial à environ :

  • 20% pour les oléagineux, la viande et les produits laitiers ;
  • 30 % par an pour les céréales ;
  • 30 % par an pour les poissons ;
  • 40-50 % pour les tubercules et les fruits et légumes

Si ces indicateurs effarants sont de plus en plus exposés au grand public, aucune étude n'avait encore analysé les conséquences des des pertes et gaspillages alimentaires à l'échelle mondiale d'un point de vue écologique, en se penchant sur ses impacts pour le climat, les utilisations de l'eau et de la terre, et la biodiversité.

Une empreinte écologique conséquente

Si les pertes et gaspillages alimentaires mondiaux étaient un pays, ce serait le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre et le premier utilisateur d'eau pour l'irrigation

a souligné Ren Wang, Sous-Directeur général de la FAO lors du 2eme congrès international SAVE FOOD qui s'est tenu début mai 2014 à Düsseldorf (Allemagne).

Chaque année, la nourriture produite sans être consommée :

  • équivaut à trois fois le volume du Lac Léman (250 km3)
  • est responsable du rejet dans l'atmosphère de 3,3 gigatonnes de gaz à effet de serre (près de 80% des émissions annuelles de CO2 de la Chine)
  • monopolise 1,4 milliard d'hectares de terres - soit 28 pour cent des superficies agricoles du monde, la plupart du temps avec une production intensive et donc polluante..

Or, seul un faible pourcentage de tous les gaspillages et pertes alimentaires est transformé en compost : une grande partie finit donc dans les décharges et représente une bonne part des déchets solides municipaux. Les émissions de méthane des décharges représentent une des premières sources d'émissions de gaz à effet de serre de tout le secteur.

Source notre-planete.info