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L’UCAD : trop ...
 

L’UCAD : trop d’étudiants ou peu d’enseignants ?

22 Avr 2014
Categorie: Cartons rouges
Tag: PHP

 

 

100 000 étudiants toutes filières confondues sont prévus pour l’effectif de l’année 2014 à l’Université Cheikh Anta Diop. Classée à la 31ème position du top 100 des meilleures universités d’Afrique en 2014 (4icu.org University Web Ranking), l’UCAD sera-t-elle en mesure de conserver sa place malgré la saturation déjà bien visible de ses locaux ?

 

 

Les facultés respectent difficilement le calendrier universitaire, peinent à programmer leurs enseignements et d’un point de vue physique ne sont pas en mesure d’accueillir autant d’étudiants !

L’UCAD en nombres c’est :

  • 217 infrastructures disponibles pour une capacité de 23 423 personnes
  • 80 500 étudiants sur l’année universitaire 2012-2013
  • 467 enseignants et chercheurs de catégorie A (autorisés à dispenser des cours magistraux)
  • 945 maîtres assistants et autres de catégorie B (assistent et secondent les enseignants et chercheurs)

La norme établie par l’UNESCO sur le ratio enseignants/étudiants suppose 1 enseignant pour 30 étudiants : le ratio estimé en 2014 à l’UCAD est d’un enseignant pour 172 étudiants !

 

Étudiants de l’université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal, REUTERS/Joe Penney

 

« Le corps enseignant de l’UCAD, depuis quelques années, se sacrifie pour sauver les années universitaires en :

  • effectuant des activités qui ne lui sont pas dévolues par son statut, sans en tirer profit ni sur le plan avancement dans sa carrière ni sur le plan pécuniaire,
  • dispensant des cours, TP et TD à des heures très tardives (souvent jusqu‘à 22 h), même les samedis,
  • prolongeant ces enseignements en dehors de l’université sans aucune assurance ni sécurité,
  • sacrifiant ses vacances statutaires qui sont de 75 jours par an,
  • sacrifiant sa santé et sa vie de famille. »

(Syndicat Autonome de l'Enseignement Supérieur : Asphyxie de l’UCAD, 2014)

 

Que fait le gouvernement ?

Un accord a été conclu entre le Gouvernement et la Banque Mondiale dans le cadre du Contrat de Performance, un financement de 24 milliards de francs CFA de 2012 à 2016 pour :

  • Améliorer l’efficacité interne et la gouvernance
  • Utiliser les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans les stratégies pédagogiques
  • prolongeant ces enseignements en dehors de l’université sans aucune assurance ni sécurité,
  • Améliorer la qualité de l’enseignement et renforcer les liens avec le monde du travail

 

La volonté d’améliorer les conditions de travail et les formations proposées afin de les adapter aux nouvelles réalités du monde du travail est bien visible et se met en place de manière concrète. Cela nous permet d’être optimiste quant à l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal.