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La sommeil et ...
 

Le sommeil et le travail

30 Mars 2015
Categorie: Actualités
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Le sommeil représente plus du tiers de notre vie. Il est déterminant pour la croissance, la maturation cérébrale, le développement et la préservation de nos capacités cognitives. Nombreux sont ceux qui souffrent de troubles du sommeil avec, pour conséquence, une réduction des performances tant intellectuelles, physiques que psychiques. Stress, travail, problèmes d’argent, de couple, etc. sont souvent cités comme étant à l’origine des troubles de sommeil. Dans la classification internationale des troubles du sommeil, « les troubles du sommeil en rapport avec le travail posté » appartiennent à la rubrique des dyssomnies* d'origine extrinsèque par trouble du rythme journalier. Aujourd’hui, du fait de son importance, le sommeil est considéré comme un élément d’éducation et de prévention.

 

Pourquoi dort-on ?

On dort pour récupérer ! Récupération physique, psychologique et intellectuelle.
Le sommeil possède plusieurs fonctions particulières, indissociables de l’état de veille et mettant en jeu de nombreux mécanismes physiologiques (sécrétions hormonales, régénération des muscles, etc.). En effet, un grand nombre de fonctions physiologiques de l'homme suivent un rythme quotidien de 24 heures.
Il faut savoir que notre vie quotidienne est rythmée par les états de veille  et de sommeil, deux états physiologiques fondamentaux. Le sommeil est constitué de différents stades qui se succèdent. Ces stades sont répartis entre sommeil lent (2 stades qui correspondent au sommeil « léger »), le sommeil à ondes lentes (3 à 4 stades correspondant au sommeil profond) et, enfin, le sommeil paradoxal (phase agitée au cours de laquelle se « logent » les rêves). Le sommeil, tel qu’organisé en stades, connaît des variances d’un individu à un autre. Ce qui explique qu’on ait des « courts dormeurs » dont la durée de sommeil nécessaire est de 6 heures et, les « longs dormeurs » qui, eux, ont besoin de 10 heures de sommeil.

Conséquences d’un manque de sommeil

Les conséquences d’un mauvais sommeil ou d’un manque ont un impact sur :

  • le maintien de la vigilance à l’état de veille (risque de somnolence diurne et de troubles de l’attention)
  • la reconstruction des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses
  • la production d’hormones de croissance
  • la régulation de fonctions telles que la glycémie (perturbation du métabolisme du sucre, favorisant surpoids et risque de diabète)
  • l’élimination des toxines et autres déchets des systèmes respiratoires, cardiovasculaires et glandulaires
  • la stimulation des défenses immunitaires
  • la régulation de l’humeur et de l’activation du stress

Les conditions de travail

Les statistiques montrent que 25% des travailleurs qui souffrent d’insomnie mettent en cause leurs emplois du temps surchargés, les conflits et les licenciements au niveau de leur lieu de travail. Une altération ou une diminution de la qualité et de la quantité de sommeil peuvent entraîner une baisse de la vigilance, une diminution des performances, des accidents pour cause de somnolence et l’absentéisme. Ceci explique l’augmentation de comportements dangereux, en particulier au volant et dans certaines circonstances de travail.

Travail de nuit et travail posté : dépister les risques

« Le travail de nuit est fondamentalement malsain et on ne peut rien faire pour le rendre sain. Voilà pourquoi c’est interdit … en principe ». Quand au travail posté « les horaires de travail interfèrent plus ou moins avec les horaires normalement dévolus au sommeil », des études scientifiques menées dans le monde entier ont montré qu’il perturbe, par sa nature même, la santé et la sécurité des travailleurs. Ce sont ces constats qui ont amené la législation internationale à prendre en charge cette donne par le biais d’arrêtés dont l’objectif est de prévenir ou de réduire les risques pour la santé des personnes qui travaillent de nuit. Aujourd’hui, tout employeur doit effectuer une analyse de risques de tout travail de nuit et travail posté. Le but est de dépister « les risques particuliers ou des tensions physiques ou mentales pour le travailleur »

 

En conclusion, nous pouvons affirmer que la solution du sommeil passera par « la compréhension et la prise en main de chaque travailleur de son sommeil ». Pour cela, il faut sensibiliser le salarié, lui enseigner le sommeil. Il doit savoir que la somnolence est extrêmement dangereuse, que ce soit sur la route ou au poste de travail. Il est indispensable de lui fournir également les informations justes sur les dangers de la « dette de sommeil », sur les risques liés à l’utilisation des médicaments et particulièrement pour les sujets à risque.

© VIE | Mars 2015 | Par Keyser Sozé