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Rupture d'un oléoduc en Israël : le plus grand désastre écologique du pays
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Le pétrole suit les lits des rivières asséchées dans la région aride d'Arabah
© Ministère de Protection de l'Environnement israélien
L'oléoduc Eilat-Ashkelon, long de 245 km, transporte du pétrole du port d'Eilat (région de Beer Ora, sud d'Israël) vers les raffineries et les centrales électriques situées dans le centre du pays. Il est exploité par l'Eilat Ashkelon Pipeline Company (EAPC). Il s'est rompu accidentellement mercredi 3 décembre 2014, à 21 km au nord d'Eilat. A l'origine : une opération de maintenance qui a mal tourné dans le cadre de la construction du futur aéroport international d'Eilat.
Si la fuite a été stoppée en quelques minutes selon les déclarations à l'AFP de l'EAPC, le journal Haaretz rapporte une lettre de EAPC au ministère de l'Environnement faisant état de trois millions de litres de pétrole bruts déversés ! Toutefois, la quantité exacte n'a pas été communiquée mais elle pourrait dépasser les 5 millions de litres (environ 31 500 barils de pétrole), selon le quotidien israélien Haaretz du 9 décembre 2014.
Le plus grand désastre écologique qu'Israël ait connu
"C'est le plus grand désastre écologique qu'Israël ait connu", a affirmé Dr. Gilad Golub, directeur adjoint de l'Agence gouvernementale israélienne pour la protection de l'Environnement et docteur en chimie à l'Université Ben-Gurion à l'AFP. "C'est à la fois lié au fait que le matériau lui-même - du pétrole non raffiné - est particulièrement difficile à purger, et en raison de la localisation de la fuite". M. Golub est également inquiet que "les pluies à venir entraînent le pétrole dans le Golfe d'Eilat".

© Ministère de Protection de l'Environnement israélien
En outre, la zone affectée est très aride et désertique : il y a peu de freins pour le pétrole qui suit les points bas du relief et les lits des rivières asséchées, là où poussent les arbres. Cette catastrophe a donc un impact majeur sur la région. "Si vous prenez une photo satellite, vous voyez que l'huile suit les arbres", a déclaré le directeur Elli Groner de l'Institut Arava pour les études environnementales, au Jerusalem Post. "Partout où il y a des arbres, il y a du pétrole autour d'eux et ils seront empoisonnés par de l'huile, et des centaines d'entre eux mourront dans quelques mois."
Cette région est primordiale pour la survie de l'acacia natif, un arbre clé pour de nombreuses espèces à qui il fournit abri et site de reproduction pour les autres espèces indigènes et régionales. Or, les acacias sont déjà soumis à un stress important à cause des changements climatiques. Cette catastrophe pourrait donc entraîner une mortalité importante de la flore et de la faune, indique l'Institut Arava.
Source : notre-planete.info









