------
------
Le Maroc, meneur ...
 

Le Maroc, meneur africain de la lutte contre le réchauffement climatique

19 Oct 2015
Categorie: Actions
Tag: PHP

 

 

Le Maroc, qui accueillera la COP22 en 2016, se veut leader africain en matière de lutte contre le changement climatique.

C'est le deuxième pays africain (après le Gabon) à annoncer ses engagements en vue de la COP21: début juin, la ministre déléguée à l’environnement Hakima El Haite, a indiqué que son pays prévoyait de réduire de 13 % ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, par rapport à 2010. Soumis au stress hydrique comme à un fort risque d’inondations, le Maroc est d’autant plus concerné que l’agriculture constitue un pilier de son PIB à hauteur d’environ 15 %.

Le site d'Haouma, sur les hauteurs de Tanger, en face de Gilbraltar, opéré par la société marocaine Nareva. (DR)

 

Dépourvu de ressources fossiles, mais gâté en vent et soleil, il a choisi de miser sur les énergies renouvelables. En 2009, un objectif de 42 % dans le mix énergétique de 2030 a été affiché. Des plans solaires et éoliens ont été lancés. Les pales du site de Tarfaya (Sahara), qui produit l’équivalent des besoins d’une ville d’1,5 million d’habitants, ont commencé à tourner en décembre.

 

Un savoir-faire local

Et la première centrale du méga projet solaire de Noor, près de Ouarzazate, devrait voir le jour avant fin 2015. S’il a encore du pain sur la planche concernant d’autres aspects de la lutte anti-C02 (industrie, transport, bâtiment), le pays a été classé 1er africain et 9e mondial dans le dernier « Climate Change Performance Index », réalisé par des organisations européennes.

 

Fort de son expérience, le Maroc entend bien se positionner en meneur régional sur les questions de climat. Il a obtenu l’organisation de la COP22, et s’attellerait actuellement au rapprochement des positions africaines, dans la perspective de la COP21. Pour Hakima El Haite, il faut développer « des partenariats triangulaires, entre pays industrialisés et pays africains qui détiennent un savoir-faire local ».

 

Inauguration de la centrale thermo-solaire d’Aïn Beni Mathar

 

Une solidarité nécessaire entre pays

Concrètement, le Maroc, qui ne cache pas ses ambitions en Afrique subsaharienne, commence à faire profiter certains États de ses lumières à travers un « centre des compétences climatiques ». La ministre insiste aussi régulièrement sur la nécessaire solidarité qui doit prévaloir entre pays industrialisés et pays en développement, peu émetteurs de C02. Elle a précisé que l’objectif marocain serait augmenté de 19 % en cas de soutien financier, via le Fonds Vert.

 

Aussi, le projet « Or équitable » est-il sous-tendu par une campagne de communication, outre la formation et les politiques organisationnelles mise en oeuvre.  Des émissions thématiques sur le sujet sont diffusées à l’adresse de ces derniers en langue vernaculaire.

 

Src : la-croix.com