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Pollution de l’air dans les habitats : Impact de la fumée de biomasse
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Une cuisine où règne une épaisse fumée noire ? Le quotidien de près de la moitié des Terriens. Un problème de santé publique et un gaspillage d’énergie. Des solutions se mettent en place.

© Geres
Trois milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à des outils de cuisson et de chauffage propres. Le problème est plus grave qu’il n’y paraît. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 4,3 millions de décès prématurés sont liés à la pollution de l’air dans les habitats.
En plus d’être polluants, les combustibles solides utilisés (bois, débris végétaux ou déjections animales) sont brûlés dans des fourneaux à très faible rendement énergétique. Améliorer leur efficacité diminue l’impact sur le changement climatique et préserve la santé des populations.
À première vue, l’éprouvette du professeur Duong Van Ni ressemble à un flacon à bulles. Très simple d’utilisation, ce tube à essai permet en réalité de mesurer la salinité de l’eau. Une fois le récipient rempli, une petite masse flottante est immergée à l’intérieur. "Plus elle flotte haut, plus le prélèvement est salé", explique l’enseignant vietnamien à l’origine de cette trouvaille, qu’il distribue aux riziculteurs. Reste ensuite à centraliser les résultats dans une base de données, afin de mieux appréhender la salinité de la région : celle du delta du Mékong, dans le sud du Vietnam. Souvent qualifiée de "grenier à riz", elle compte quelque 18 millions d’habitants, soit 20 % de la population.
Particulièrement visé, le foyer « trois pierres », sur lequel repose une marmite chauffée par des branchettes de bois, est à la fois dangereux (incendies, brûlures), cancérigène et énergivore. Ajouter une grille, fermer le foyer ou pratiquer une combustion verticale comme dans une cheminée réduisent la consommation d’énergie.

© Mag VIE
Au Cambodge, l’association Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités (Geres) propose une combinaison de ces techniques pour améliorer le cuiseur traditionnel. 3,5 millions de ces nouveaux foyers de cuisson ont été vendus six dollars l’unité. C’est deux fois le prix d’un cuiseur traditionnel, mais il est rentabilisé en un mois et demi. En dix ans, l’opération a généré une économie de 1,6 milliards de tonnes de bois, tandis que l’émission de plus de deux millions de tonnes de CO2 étaient évitées.
L’association met en oeuvre actuellement un projet similaire au Myanmar, où 90 % des 60 millions d’habitants utilisent des combustibles solides pour cuisiner.
Src: nationalgeographic.fr









