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Déficit écologique de la planète : la région du Sahel directement touchée
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Le 19 août 2014 marque le « jour du dépassement », c’est à dire le jour où les ressources annuellement disponibles de la planète sont totalement consommées par ses habitants. Autrement dit, nous vivons à « crédit » pour boire, manger, se déplacer jusqu’à la fin de l’année. Ce phénomène survient malheureusement de plus en plus tôt chaque année, reculant de 2 à 3 jours. Franchie en 1970, cette limite se situait en octobre dans les années 2000. Le constat est sans appel : les surfaces agricoles, l’eau, les forêts, tout est épuisé, ainsi que la capacité de la planète à absorber le CO2 ou les déchets produits.

Quelles ressources allons-nous donc utiliser ?
Si la planète est épuisée, qu’allons-nous consommer ? Ces ressources sont ponctionnées sur les réserves de la planète (par une importation des pays les plus riches ou une surexploitation des surfaces), ce qui conduit aux phénomènes que nous déplorons aujourd’hui : déforestation, épuisement des stocks de poissons, surintensification de la production agricole par l’utilisation d’engrais chimiques etc. Nous surexploitons le milieu et les ressources naturelles, détruisant des stocks dans l’incapacité de se régénérer ; nous polluons de plus en plus, aggravant le taux de CO2 dans l’atmosphère, l’un des principaux gaz responsables du réchauffement climatique.
L’écart pays en développement/pays développés se creuse
Aujourd’hui 86% de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce qu’elle ne peut donner. Par exemple, la Chine aurait besoin de 2,5 fois sa surface pour combler la demande de consommation de ses habitants. Le déficit écologique le plus important est néanmoins constaté dans les Emirats Arabes Unis, où les habitants consomment 12,3 fois plus qu’ils ne peuvent produire. Pour endiguer cette « crise écologique mondiale », il faudrait changer de modes de vies et de politiques de développement : un régime alimentaire contenant trop de viande tue la planète, les habitations telles qu’elles sont envisagées ont de graves conséquences énergétiques, ainsi que les transports à grande échelle etc.
Evidemment, dans cette situation de déficit écologique, les pays développés ont des solutions adaptées à leurs moyens : ils importent des denrées alimentaires. A l’inverse, les Etats les moins riches sont directement touchés, notamment au Sahel, qui a souvent souffert d’une pénurie de ressources réelles. « Les coûts de ce dépassement planétaire sont non seulement écologiques mais aussi économiques et humains, faisant peser des menaces sur la sécurité alimentaire des pays les plus vulnérables », insiste Diane SIMIU, directrice des programmes de conservation de WWF France.
Une crise mondiale
La situation est très grave puisque plus les stocks se dégradent, moins ils arrivent à se régénérer et produire de nouvelles ressources. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir s’il serait encore possible d’inverser la tendance… malheureusement, selon Global Footprint Network, il faudra l’équivalent de 3 planètes pour répondre aux besoins de consommation de la population en 2050 !











