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Le commerce international de l'ivoire reste interdit

04 Octobre 2016
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La conférence mondiale sur la protection de la vie sauvage a réaffirmé lundi l'interdiction du commerce international de l'ivoire, sans réussir à trancher le débat qui divise ONG et pays africains sur les moyens de lutter contre le braconnage des éléphants.

La conférence mondiale sur la protection de la vie sauvage a réaffirmé lundi l'interdiction du commerce international de l'ivoire -- afp.com - MARCO LONGARI

 

Au terme de discussions acharnées, les délégués de la Convention internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées d'extinction (Cites), réunis à Johannesburg, ont refusé au Zimbabwe et à la Namibie l'autorisation de vendre "leur" ivoire à l'étranger.

 

Ces deux pays avaient sollicité le feu vert de la Cites pour écouler leurs réserves de défenses confisquées ou prélevées sur des pachydermes décédés de mort naturelle, afin de financer leurs programmes de protection.

 

Mais, dans un contexte de recrudescence importante du braconnage, leur requête a été rejetée à une forte majorité. Quelque 110.000 éléphants africains ont été tués au cours de la dernière décennie, victimes du trafic d'ivoire, selon l'Union internationale pour la protection de la nature (UICN).

 

Le vote de lundi a été salué par une partie des associations de protection de la faune, qui refusent toute forme de commerce. La proposition de la Namibie et du Zimbabwe "aurait pu ouvrir un véritable boulevard aux gangs criminels pour faire du blanchiment d'ivoire braconné", a réagi Ginette Hemley, du Fonds mondial pour la protection de la faune sauvage (WWF).

 

A l'inverse, les pays africains et organisations tenants d'une ouverture contrôlée du commerce ont confié leur préoccupation. "Nous sommes très déçus", a expliqué le président de l'Association zimbabwéenne des organisateurs de safaris, Emmanuel Fundira, déplorant un "manque de considération pour les sans-voix".

 

Le président Kenyatta a mis le feu le 30 avril 2016 dans le parc national de Nairobi au Kenya à la plus grande pile d'ivoire (10 pyramides) comprenant défenses d'éléphants, figurines en ivoire et cornes de rhinocéros -- afp.com - CARL DE SOUZA

 

A l'image de la controverse entre tenants et adversaires de la légalisation des drogues, le débat sur l'autorisation contrôlée de la vente de l'ivoire a pris à Johannesburg un tour très politique. La Namibie et le Zimbabwe, bien sûr, mais aussi l'Afrique du Sud, ont violemment dénoncé les défenseurs occidentaux des animaux, les accusant de "dicter" aux Africains la façon dont ils doivent gérer leurs ressources.

 

"Chaque pays est souverain et les gens font leurs choix, mais nous n'apprécions pas que ces mêmes pays essaient de nous imposer leurs choix", a réagi la ministre zimbabwéenne de l'Environnement, Oppah Muchinguri, après le vote lundi.

 

"Chaque pays est souverain et les gens font leurs choix, mais nous n'apprécions pas que ces mêmes pays essaient de nous imposer leurs choix", a réagi la ministre zimbabwéenne de l'Environnement, Oppah Muchinguri, après le vote lundi.

 

Src: AFP