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Quel air respirerons-nous en 2060 ?
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C’est la question que se sont posé des experts de la qualité de l’air, des météorologues face au dérèglement climatique lors d’un colloque à Paris. Aujourd’hui il existe de nombreuses incertitudes sur les émissions futures du fait des politiques différenciés de chaque Etat sur la question des émissions des gaz polluants.
Cependant, d’après un expert du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique, France) « la qualité de l’air dans 50 ans ne sera pas affectée par la pollution en Europe mais par d’autres polluants venant d’ailleurs plus particulièrement des mégapoles des pays actuellement en développement économique».

En effet, du fait de la sévère réglementation européenne, l’air sera moins pollué. On soupçonne une pollution plus accrue aux oxydes de soufre et d’azote au niveau des mégapoles portuaires à cause du manque de régulation des émissions des bateaux.
S’il est vrai que l’augmentation des températures renforce les phénomènes de pollution, les scientifiques ne disposent pas d’outils leurs permettant d’évaluer avec exactitude l’impact des pollutions locales sur la planète, en raison des multiples facteurs en jeu. «Par exemple, l’îlot de chaleur que constitue une ville peut créer une turbulence qui disperse la pollution» d’après un scientifique du CNRS. La canicule de 2003 avait modifié à la hausse la concentration en ozone dans toute l’Europe renchérit un autre.
Pour l’instant, les outils dont disposent les scientifiques ne permettent pas d’évaluer l’impact de ces pollutions locales sur la planète, en raison des multiples facteurs en jeu. «Par exemple, l’îlot de chaleur que constitue une ville peut créer une turbulence qui disperse la pollution», explique Robert Vautard, directeur de recherche au CNRS. Cependant, il est déjà prouvé que l’augmentation des températures renforce les phénomènes de pollution.
A émissions d’ozone équivalentes, un réchauffement climatique provoquerait une hausse des concentrations d’ozone. D’après les modélisations du CNRS, il y aura d’ailleurs d’importantes différences régionales. En France, l’Alsace devrait être une des régions les plus touchées par l’augmentation des concentrations d’ozone.
Avec la chaleur, le risque d’incendie augmente aussi. Or une photographie satellitaire des feux de forêt au Portugal en 2003 montre qu’ils ont généré une pollution diffuse sur toute l’Europe.
Conclusion, «un système de prévention européen est nécessaire, et pas seulement national et local», indique Robert Vautard.
Si la qualification de la nature de l’air est encore très incertaine, un domaine met tout le monde d’accord, c’est l’information des citoyens. «Dans 50 ans, l’information sera diffusée en temps réel à chaque citoyen, et des systèmes seront mis en place pour guider son comportement», estime Alain Podaire, ancien expert auprès de la Commission européenne sur l’initiative GMES. En contrepartie, cela va demander une réflexion de type éthique afin d’adapter l’information, le mode d’information, et les décisions à prendre face à cette information.
© 2015 VIE | Samira Konte --- Sources AFP - journaldelenvironnement.net









