Les communautés locales du Haut-Katanga en République démocratique du Congo (RD Congo) s’opposent aux entreprises minières pour défendre leurs terres. Face à la pression, des réserves forestières sont créées pour protéger les dernières zones encore préservées.
Dans le sud-est de la République Démocratique du Congo (RDC), la province du Haut-Katanga est le théâtre d’une bataille silencieuse mais cruciale. Les forêts protégées de cette région, véritables trésors de biodiversité, sont au cœur d’une lutte entre les communautés locales et les entreprises étrangères, avides d’exploiter les richesses minières enfouies sous ces terres.
Comme Kibole Kahutu, des habitants de Lukutwe, une niché au cœur de ces forêts, veillent sur leur patrimoine naturel. Pour eux, ces forêts ne sont pas seulement une source de revenus, mais un héritage culturel et un mode de vie à préserver. Les racines d’arbres, par exemple, sont utilisées pour préparer des remèdes traditionnels.
RD Congo: un village forestier incarne la résistance face à l’exploitation minière
Les communautés locales du Haut-Katanga en République démocratique du Congo (RD Congo) s’opposent aux entreprises minières pour défendre leurs terres. Face à la pression, des réserves forestières sont créées pour protéger les dernières zones encore préservées.
Dans le sud-est de la République Démocratique du Congo (RDC), la province du Haut-Katanga est le théâtre d’une bataille silencieuse mais cruciale. Les forêts protégées de cette région, véritables trésors de biodiversité, sont au cœur d’une lutte entre les communautés locales et les entreprises étrangères, avides d’exploiter les richesses minières enfouies sous ces terres.
Comme Kibole Kahutu, des habitants de Lukutwe, une niché au cœur de ces forêts, veillent sur leur patrimoine naturel. Pour eux, ces forêts ne sont pas seulement une source de revenus, mais un héritage culturel et un mode de vie à préserver. Les racines d’arbres, par exemple, sont utilisées pour préparer des remèdes traditionnels.
« Sur cet arbre, on prend les racines, ensuite il suffit de les nettoyer en enlevant l’écorce et après il faut les mettre dans une bouteille avec de l’eau. C’est un médicament efficace pour soigner par exemple les reins ».
Kibole Kahutu, vice-président de la CFCL (Concessions forestières des communautés locales
Conscientes de la valeur inestimable de ces forêts, les communautés locales ont mis en place des projets environnementaux pour les protéger. Des initiatives de reboisement et une production contrôlée de charbon de bois ont vu le jour, visant à réduire l’impact de l’exploitation humaine sur ces écosystèmes fragiles.
La réserve forestière communautaire de Lukutwe a même obtenu des titres fonciers officiels pour empêcher toute exploitation illégale, bien que cela n’ait pas suffi à dissuader certains acteurs puissants. « Récemment il y a quelqu’un de puissant qui, en arrivant ici a dit qu’il avait déjà acheté notre concession, on lui a demandé : comment ça se fait que vous achetiez notre concession alors que c’est nous qui avons les documents ? On ne savait pas qui il était, mais il était juste venu avec des machines pour commencer des travaux « raconte Corneille Makonga, un brigadier forestier.
Le cobalt, un minerai essentiel pour la fabrication de nombreux produits électroniques, est la principale ressource qui attire les entreprises étrangères, notamment chinoises et américaines, dans cette région. La République Démocratique du Congo est responsable de 70% de la production mondiale de cobalt, mais cette exploitation a un coût environnemental élevé.
Les activités minières polluent les rivières, affectant la qualité des cultures locales et menaçant la faune aquatique, comme le raconte Véronique Sebente, membre de comité CFCL: « Il y une période où on récoltait énormément de tomates de bonne qualité, mais maintenant pendant la saison sèche les exploitants miniers commencent à nettoyer leurs minerais et l’eau souillée est déversée dans la rivière avec tous les acides et parfois les poissons meurent ».





